
Deux mois pour faire couler des commerces bordelais. Trois semaines pour les sauver.
Notre associée Lutèce Bigand vient d'obtenir, devant le tribunal de commerce de Bordeaux, l'annulation pour dol de la cession des bars à cookies Be my Cookie. Une victoire au terme d'une course contre la montre, contre un naufrage organisé dont les cas se multiplient sur le territoire — Baillardran ayant échappé de justesse au même sort.
Le schéma : une cession pour un euro symbolique à un repreneur qui dissimulait, le jour de la signature, une interdiction imminente de gérer de dix ans. Dix-sept jours plus tard, cette interdiction était prononcée. Deux mois sans direction, sans salaires versés, sans approvisionnement, et seize emplois menacés.
Une stratégie offensive a été déployée sur trois fronts simultanés : recueil d'attestations à Paris et en Gironde pour objectiver le schéma reproduit, signalement circonstancié au Parquet et requête en désignation d'un administrateur provisoire. Le Président du tribunal de commerce y a fait droit. Maître Antoine FEDRY (AJILINK) a écarté le cessionnaire et permis à l'activité de tenir.
Nullité de la cession pour dol, restitution des parts aux cédants et rectification du RCS : une procédure au fond bouclée en trois semaines, là où cela dure habituellement plusieurs mois. Le combat se poursuit désormais avec les dirigeants pour redresser la société.
Le dossier a fait l'objet d'un article d'Axelle Maquin-Roy pour Sud Ouest.
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